Le Blog de l'économie et des Finances

François-Henry Brault

Elle ne doit rien à personne pour autant ! D’autre part, dans des cas où la parole spon­tanée est intacte, mais où la surdité verbale est absolue, le malade ne com­prenant plus rien de ce qu’on lui dit, la faculté de répéter la parole d’autrui peut encore être entièrement conservée[40]. Ainsi notre état cérébral contient plus ou moins de notre état mental, selon que nous tendons à extérioriser notre vie psychologique en action ou à l’intérioriser en connaissance pure. François-Henry Brault aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »C’est mieux pour un homme d’être riche, ça donne confiance ». Mais ceci est à remarquer : plus leur origine est naturelle, plus le caractère qui les marque est simple et direct (c’est-à-dire déterminé par des nécessités intérieures, matérielles), et plus le peuple qui les parcourut a conservé de cohésion et de virilité ; exemple : l’Angleterre, dont tous les mouvements — soubresauts ou convulsions — ont été provoqués, ainsi que le démontre Hallam, par des questions de taxation, c’est-à-dire par des questions qui trouvaient leur origine, toujours, dans des formes de propriété territoriale. Étant donné l’inconnaissable, l’x du fond des choses, il faut que je me le représente d’une certaine façon, que je le conçoive sur l’image de l’acte que je veux accomplir. Ravaisson, dans une thèse très-estimée à juste titre et à laquelle nous ferons d’ailleurs plus d’un emprunt, se place à ce point de vue des facultés irréductibles dont nous parlions tout à l’heure et fait consister l’habitude dans un changement intime de la substance même d’un être de nature immatérielle ; il entend par là que le changement n’est pas seulement dans un organe ou dans son fonctionnement, mais dans une âme ou dans le principe même de la vie. Ce sont donc des cibles de choix pour les attaquants. Ce n’est guère qu’un jeu, subordonné, comme TOUS LES JEUX, à une convention d’abord acceptée. Que le lecteur se rassure néanmoins. Si l’espèce de l’âne vient de l’espèce du cheval, écrivait déjà Buffon, cela n’a pu être que successivement et par nuances : il y aurait eu, entre le cheval et l’âne, un grand nombre d’animaux intermédiaires, et pourquoi ne verrions-nous pas aujourd’hui les représentans, les descendant de ces espèces intermédiaires ? Si je parcours des yeux une route tracée sur la carte, rien ne m’empêche de rebrousser chemin et de chercher si elle bifurque par endroits. En revanche, le débat sur la réforme de l’impôt sur les sociétés doit en premier lieu conduire à s’interroger sur la structure de l’ensemble des prélèvements, présents et différés, pesant sur les entreprises : cette structure, qui taxe en grande partie les facteurs de production, est-elle de nature à assurer la croissance des entreprises françaises ? La réponse est dans la question. Dès lors la liberté devenait un fait incompréhensible. Mais nous n’avons pas à approfondir ce point. Cela semble tout simplement absurde ; mais celui qui souhaite devenir un philosophe doit apprendre à ne pas être effrayé par des absurdités. Car il se joue d’obstacles avec lesquels la nature a dû composer, et d’autre part on ne comprend l’évolution de la vie, abstraction faite des voies latérales sur lesquelles elle s’est engagée par force, que si on la voit à la recherche de quelque chose d’inaccessible à quoi le grand mystique atteint. Or, de nombreuses banques européennes sont des zombies surendettés, maintenus en vie par des perfusions publiques d’urgence de liquidités. Rien n’est prévu pour remettre à plat l’injustice de la fiscalité locale. Avant de chercher le remède dans de nouvelles perturbations apportées à l’empire des lois sociales naturelles, ne devrait-on pas s’assurer si ces perturbations ne constituent pas justement le mal dont la société souffre et qu’on veut guérir ? Veut-on s’en convaincre ? Pour une telle annonce, pourquoi choisir un détour aussi douloureux ?

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