Le Blog de l'économie et des Finances

Pierre-Alain Chambaz

Au-delà d’exiger des entreprises qu’elles adoptent une politique RSE guidant leurs décisions fiscales, les gouvernements doivent s’aligner avec les pratiques de ces dernières en changeant les règles fiscales et en mettant à jour les codes fiscaux. Prises entre l’insultante obscénité du bourgeois qui les poursuit de ses offres ou de ses menaces, et l’insouciance égoïste de l’homme de leur classe, qui se désintéresse de leur sort, elles sont forcées, pauvres bêtes de peine, de devenir des bêtes de joie. Nous avions voulu rester aussi près que possible des faits. Il s’accomplit aussi parfois avec une extrême rapidité. Mais si ce système doit passer à l’échelle, il va falloir trouver ces personnes. Les lois de la nature, dans leur expression suprême et leur vérité essentielle, ne sont donc que les lois de notre propre pensée. La mise en œuvre de la nouvelle loi ne fera que réduire légèrement cet écart. Chez nous, une partie des patrons, et beaucoup de notre jeunesse qui entreprend, l’ont compris. Et au-delà, c’est une croissance zéro qu’entrevoient nombre d’économistes, pour des raisons sur lesquels je ne reviens pas ici, d’abord d’ordre démographique. Mais, à quelque image que l’on se reporte, on ne démontre pas, on ne démontrera jamais que le fait psychologique soit déterminé nécessairement par le mouvement moléculaire. C’est donc à tort qu’on reprocherait à une morale purement sociale de négliger les devoirs individuels. Ce que nous constatons en nous, ce sont encore des phénomènes qui se produisent, et non pas, évidemment, des phénomènes qui ne se produisent pas. Elles sont là, attendant qu’on les empoigne. Il s’exprime tout le temps, il sature l’espace médiatique, il aborde tous les sujets, il change de sujet chaque jour. Un collaborateur est ainsi associé à un projet, contrat, mission définis. Plus grande est la portion du passé qui tient dans son présent, plus lourde est la masse qu’il pousse dans l’avenir pour presser contre les éventualités qui se préparent : son action, semblable à une flèche, se décoche avec d’autant plus de force en avant que sa représentation était plus tendue vers l’arrière. D’autres s’y refusent et montrent à quel point l’avenir des dirigeantes se jouera sur la capacité des uns et des autres, femmes, hommes, organisations et, au-delà, à articuler enfin égalité et différence. Ces nouveaux états, eux, seront chacun invariables, ou bien alors leur changement interne, s’il nous frappe, se résout aussitôt en une série nouvelle d’états invariables, et ainsi de suite indéfiniment. Or, depuis plusieurs mois, différents indicateurs macroéconomiques révèlent que celle‐ci pourrait être de retour. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent ». A titre d’exemple, quinze années de recherche et de sélection ont permis le développement de cultures de riz résistantes aux inondations. Cherchons, en dehors de tout préjugé, de toute idée préconçue, quelle raison morale il y aurait pour qu’un être moralement mauvais reçût une souffrance sensible, et un être bon un surplus de jouissances ; nous verrons qu’il n’y a pas de raison, et que, au lieu de nous trouver en présence d’une proposition « évidente » a priori, nous sommes devant une induction grossièrement empirique et physique, tirée des principes du talion ou de l’intérêt bien entendu. Au train dont va la science, le jour approche où l’un des adversaires, possesseur d’un secret qu’il tenait en réserve, aura le moyen de supprimer l’autre. L’air est lourd, étouffant, comme chargé de clameurs qui crient l’immense fatigue des efforts perdus, et les ténèbres commencent à descendre, précédant la tempête.

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