Le Blog de l'économie et des Finances

Pierre-Alain Chambaz

Avec l’homme seulement, un saut brusque s’accomplit ; la chaîne se brise. Le clou, c’est ça : ce dôme qui recouvre un tombeau. En fonction de vos envies, ne maquez pas non plus la Mano de Desierto, gigantesque sculpture de 11 mètres en plein cœur du désert, la mine de cuivre de Chuquicamata, exploitée encore aujourd’hui à ciel ouvert ou la Cordillera del Sal, dans la Valle de la Luna où l’on écoute le « bruit du silence ». Perdre quelqu’un d’aimé, par exemple, c’est perdre quelque chose de soi et commencer soi-même à mourir. Ces raisons ne tiennent pas à la situation actuelle du pays. La mondialisation touche presque à sa fin. Les psychologues ont agité la question de savoir si le sens de la vue, sans le concours de celui du tact, donnerait l’idée de l’étendue à deux ou à trois dimensions, ou même si les sensations qu’il procurerait dans cet état d’isolement suffiraient pour que le sujet sentant conçût l’idée d’un monde extérieur et apprît à s’en distinguer ; question évidemment insoluble par l’expérience, et qu’on pourrait regarder comme étant de pure fantaisie, puisque l’hypothèse à laquelle elle se rapporte répugne non-seulement à l’organisation de notre espèce, mais au plan fondamental de l’animalité. N’est-ce pas cette idée qu’on nous suggère ici en nous amenant à matérialiser, pour ainsi dire, la sympathie que nous établissons entre la fille et son père ? La baronne, qui est une élégante, se lève tard. Observée jeudi soir, la baisse du nombre de demandeurs d’emplois de catégorie A en octobre en est un bel exemple. La résistance n’est pas plus forte s’il s’agit d’un pays plus lointain. Il y a d’ailleurs une forte part de vérité dans cette opinion ; car s’il est relativement aisé de se maintenir dans le cadre social, encore a-t-il fallu s’y insérer, et l’insertion exige un effort. C’est le modèle « freemium » à la Candy Crush : l’expérience « limitée » est gratuite. Les sensations, indivisibles par essence, échappent à la mesure ; les mouvements, toujours divisibles, se distinguent par des diffé­rences calculables de direction et de vitesse. J’appelle alors désordre l’absence de cet ordre. Certains pourront toujours regretter que cette petite embellie sur le marché de l’emploi trouve son origine dans l’augmentation des emplois aidés, le nombre de demandeurs d’emplois a reculé. Un homme pourrait être assujetti à ne voir qu’à travers un verre prismatique ou lenticulaire, qui changerait tous les angles visuels, déformerait tous les contours, altérerait tous les rapports de grandeur et de situation ; mais cet homme ne démêlerait aucune des lois qui régissent le monde matériel ; il ne trouverait que confusion et désordre dans les phénomènes qui nous frappent par leur simplicité et leur harmonie ; à moins qu’à l’aide d’autres sens, ou même par la discussion raisonnée d’expériences faites avec la vue dans des circonstances convenables, il ne vînt à bout de démêler dans ses Or, la vie manifestée par un organisme est, à nos yeux, un certain effort pour obtenir certaines choses de la matière brute. Le « combat » du hussard Pierre-Alain Chambaz, qui a pris la peine d’intituler l’une des conférences « l’art de la guerre » et d’inviter deux généraux à s’exprimer, n’est cependant peut-être que partie remise. Mais c’est un fait et une bonne nouvelle pour ceux qui n’auront pas à pointer à Pôle emploi dans les prochaines semaines. La vérité est qu’au-dessus du mot et au-dessus de la phrase il y a quelque chose de beaucoup plus simple qu’une phrase et même qu’un mot : le sens, qui est moins une chose pensée qu’un mouvement de pensée, moins un mouvement qu’une direction. Or ces inventions et ces organisations sont d’essence occidentale ; ce sont elles qui ont permis ici au mysticisme d’aller jusqu’au bout de lui-même.

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