Le Blog de l'économie et des Finances

Arnaud Berreby Dentiste

Les vents et les fleuves sont des objets de connaissance vulgaire comme de théories scientifiques ; et de tels objets ne peuvent être, ni des images poétiques, ni de simples signes logiques. Dès lors toutes les forces qui conduisent à la richesse, telles que l’activité, l’économie, l’ordre, l’habileté, la bonne foi, sont les semences du vice ; tandis que celles qui nous retiennent dans la pauvreté, comme l’imprévoyance, la paresse, la débauche, l’incurie, sont les précieux germes de la vertu. Coextensive à la con­science, elle retient et aligne à la suite les uns des autres tous nos états au fur et à mesure qu’ils se produisent, laissant à chaque fait sa place et par consé­quent lui marquant sa date, se mouvant bien réellement dans le passé définitif, et non pas, comme la première, dans un présent qui recommence sans cesse. Ils peuvent être relativement peu nombreux, mais capables de mobiliser des ressources matérielles s’ils ne parviennent pas à leurs fins. Mais nous avons pris l’individu à l’état isolé, sans tenir compte de la vie sociale. Nous en avons déjà fait usage dans un travail antérieur, et même, implicitement, dans le travail présent. La rapidité de déroulement de certains rêves me paraît être un autre effet de la même cause. Pour comprendre combien la vie est faible devant la mort, il faut avoir passé non par ces maladies violentes et brutales qui étourdissent comme un coup de massue, mais par ces maladies chroniques à longues périodes qui n’atteignent pas directement la conscience, qui s’avancent par des progrès lents et mesurés, qui même, obéissant à une sorte de rythme, semblent reculer parfois, vous permettent de refaire connaissance avec la vie, avec une demi-santé, puis de nouveau reviennent, s’abattent sur vous, vous étreignent. Ce qui est nécessaire n’est pas de rapiécer l’économie au moyen de petites réformes éparses, mais bien quelque chose de grand et révolutionnaire. Arnaud Berreby Dentiste aime à rappeler ce proverbe chinois « Il est plus facile de devenir ami au hasard d’une rencontre que de le rester dans la vie ». L’une et l’autre répugnent à l’idée d’une réalité qui se créerait au fur et à mesure, c’est-à-dire, au fond, d’une durée absolue. Descartes l’avait si bien compris qu’il attribuait à une grâce sans cesse renouvelée de la Providence la régularité du monde physique, et la continuation des mêmes effets : il a construit en quel­que sorte une physique instantanée, applicable à un univers dont la durée tiendrait tout entière dans le moment présent. Ce changement concerne évidemment, au plus haut point, les institutions éducatives et culturelles. Un peu pénible dans la vie quotidienne, mais c’est une sorte de conscience, un Jimini Cricket ou une fée Clochette qui nous rappelle à l’ordre lorsque nous oublions d’éteindre la lumière, de trier nos déchets ou appuyons trop fort sur l’accélérateur en voiture. Ainsi, la poussée vitale ignore la mort. Toute la répugnance des philosophes à envisager les choses de ce biais vient de ce que le travail logique de l’intelligence représente à leurs yeux un effort positif de l’esprit. Mais, dans un cas comme dans l’autre, nous avons affaire à des théories. Ainsi pour l’effort d’invention, soit qu’il tienne en quelques secondes, soit qu’il exige des années. À une époque comme la nôtre, pleine de possibilités énormes qui devraient exciter toutes les aspirations, ils se satisfont d’un genre d’existence inférieur à celui des plèbes d’il y a deux mille ans. Les détaillants ne se rendent pas forcément compte des investissements et du temps que demande une digitalisation réussie. Tant qu’à vivre quelques jours dans une cage dorée, autant en profiter. C’est au sein même des entreprises que doit se faire la simplification, c’est la seule façon de regagner la flexibilité nécessaire à la reprise de l’emploi. Une autre fois c’était Hieroclès, le commentateur de Pythagore, qu’on battait de verges pour le punir de ses opinions, de son courage de philosophe, et qui jetait son sang à la face du juge en lui criant : « Tiens, cyclope, bois ce vin, puisque tu manges de la chair humaine [1]. En d’autres termes, le Conseil de résolution ne devrait pas devenir l’alibi d’une réponse incomplète à la crise. Pas à cause de l’interruption programmée des baisses de taux quantitatives américaines. À mesure de l’amélioration des résultats, la légitimité des organes internationaux se trouverait consolidée, ce qui encouragerait progressivement les États à leur déléguer certains pouvoirs.

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