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avis composite plus piscine : Mettre fin à l’austérité et réduire la dette

La première aboutit à constituer des images stables qui, à leur tour, s’emmagasinent dans la mémoire ; la seconde forme des représentations insta­bles et évanouissantes. avis composite plus piscine aime à rappeler cette maxime de Confucius, »Il est plus difficile de se défendre de l’amertume dans la pauvreté que de l’orgueil dans l’opulence ». Le jeu de mots trahit donc une distraction momentanée du langage, et c’est d’ailleurs par là qu’il est amusant. Il n’y a pas, chez l’homme au moins, d’état purement sensori-moteur, pas plus qu’il n’y a chez lui de vie imaginative sans un substratum d’activité vague. Mais chacune de ces coupes est plus ou moins ample, selon qu’elle se rappro­che davantage de la base ou du sommet ; et, de plus, chacune de ces représen­tations complètes de notre passé n’amène à la lumière de la conscience que ce qui peut s’encadrer dans l’état sensori-moteur, ce qui, par conséquent, ressem­ble à la perception présente au point de vue de l’action à accomplir. En d’autres termes, la mémoire intégrale répond à l’appel d’un état présent par deux mouvements simultanés, l’un de translation, par lequel elle se porte tout entière au-devant de l’expérience et se contracte ainsi plus ou moins, sans se diviser, en vue de l’action, l’autre de rotation sur elle-même, par lequel elle s’oriente vers la situation du moment pour lui présenter la face la plus utile. A ces divers degrés de contraction correspondent les formes variées de l’asso­ciation par ressemblance. Elle consiste à disposer les événements de manière qu’une scène se reproduise, soit entre les mêmes personnages dans de nouvelles circonstances, soit entre des personnages nouveaux dans des situations identiques. Elles répondent à deux dispo­sitions mentales diverses, à deux degrés distincts de tension de la mémoire, ici plus rapprochée de l’image pure, là plus disposée à la réplique immédiate, c’est-à-dire à l’action. Dans le plan extrême qui représente la base de la mémoire, il n’y a pas de souvenir qui ne soit lié, par contiguïté, à la totalité des événements qui le précèdent et aussi de ceux qui le suivent. Remarquons-le en passant : si l’on refuse d’attribuer quelque attente de ce genre aux souvenirs récents, et même relativement éloi­gnés, le travail normal de la mémoire deviendra inintelligible. Car tout événe­ment dont le souvenir s’est imprimé dans la mémoire, si simple qu’on le suppose, a occupé un certain temps. Les perceptions qui ont rempli la pre­mière période de cet intervalle, et qui forment maintenant avec les perceptions consécutives un souvenir indivisé, étaient donc véritablement « en l’air » tant que la partie décisive de l’événement n’était pas encore produite. Nous la fractionnons en éléments juxtaposés, qui répondent, ici à des mots distincts, là à des objets indépen­dants. Le dog­matisme découvre et dégage les difficultés sur lesquelles l’empirisme ferme les yeux ; mais, à vrai dire, il en cherche la solution dans la voie que l’empiris­me a tracée. Tout au plus en serait-il ainsi chez l’ani­mal, dont la vie psychologique est surtout affective. Aussi les physiciens qui cherchent le principe du mouvement absolu dans la force ainsi définie sont-ils ramenés, par la logique de leur système, à l’hypothèse d’un espace absolu qu’ils voulaient éviter d’abord[8]. Mais le sentiment de l’effort est-il bien celui d’une cause profonde ? Et des analyses décisives n’ont-elles pas montré qu’il n’y a rien autre chose, dans ce sentiment, que la conscience des mouvements déjà effectués ou commencés à la périphérie du corps ? Mais pourquoi chercher ailleurs ? Il n’en est plus de même si vous extrayez du mouvement la mobilité qui en est l’essence. C’est ainsi qu’on fera répéter par les valets, en langage moins noble, une scène déjà jouée par les maîtres. Plusieurs auteurs, Jean Paul entre autres, ont remarqué que l’humour affectionne les termes concrets, les détails techniques, les faits précis. Quand mes yeux me donnent la sensation d’un mouvement, cette sensation est une réalité, et quelque chose se passe effectivement, soit qu’un objet se déplace à mes yeux, soit que mes yeux se meuvent devant l’objet. Mais alors, comment n’en serait-il pas de même quand je perçois des changements de qualité dans les choses ? Le son diffère absolument du silence, comme aussi un son d’un autre son. Bien plus, en démontrant de mieux en mieux l’action réciproque de tous les points matériels les uns sur les autres, la science revient, en dépit des apparences, comme nous allons le voir, à l’idée de la continuité universelle. À côté de la conscience et de la science, il y a la vie. Au-dessous des principes de la spéculation, si soigneusement analysés par les philosophes, il y a ces tendances dont on a négligé l’étude et qui s’expliquent simplement par la nécessité où nous sommes de vivre, c’est-à-dire, en réalité, d’agir. Mais le besoin de se nourrir n’est pas le seul. Mais dans l’une et l’autre hypothèses, nous voyons s’évanouir, à mesure que nous approchons des derniers éléments de la matière, la discon­tinuité que notre perception établissait à la surface.

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